À propos de la catégorie POLITIQUES ET GOUVERNANCES DE LA TRANSITION

Le caractère systémique de la transition appelle un nouveau rôle de nos institutions démocratiques.

La tradition politique de l’occident est née pour redistribuer des ressources toujours croissantes, soit naturelles soit fabriquées, et la gouvernance de cette redistribution (les politiques publiques) a conditionné les territoires habités.

  • Cette catégorie sert à décortiquer le long rapport entre politique, gouvernance, et ressources spatiales (espace public, infrastructures, logement, lieux de productivité, etc.)

  • La particularité de cette catégorie est d’essayer de comprendre si la transition écologique peut ou doit devenir une politique top down avec un/des niveau(x) de gouvernance à la clé?

  • Elle sert aussi à examiner le rôle de la société civile et des communautés dans un mouvement inverse (bottom up).

  • Elle sert en fin pour donner aux participants des outils de négociation avec les acteurs dans les innombrables projets en cours et à venir, en vue d’un virage serré en faveur de la transition écologique

Dans « Effondrement », Jared Diamond fait état de ses recherches sur plusieurs civilisations disparues (Île de Pâques, Maya, Vikings, etc.) et des points communs de leurs histoires (cumulant toujours changements climatiques, épuisement des ressources, démographie incontrôlée, instabilité politique, voisinage peu aidant, actions inappropriées, …).

Il évoque aussi le cas de civilisations qui ont pu échapper à leur effondrement (Nouvelle Guinée, Japon, etc.) en faisant preuve de « resilience ». Il estime alors que deux cas existent : les petites sociétés, agiles, par une gestion bottom up, et les grandes sociétés, organisées, par une gestion top down.

Mais la civilisation qui nous intéresse aujourd’hui ne vit pas sur une île, dans un pays, ou même un continent. C’est la civilisation internationale de l’espèce humaine tout entière. Elle n’a plus la possibilité de recourir aux ressource d’autres territoires et de développer de bonnes relations avec ses voisins, il n’y en a plus !

Il semble en effet que nous nous retrouvions dans une situation inédite où c’est à très large échelle que nous allons devoir trouver des solutions. Cela va éprouver notre capacité à collaborer à grande échelle (vs le « Sapiens » de Yuval Noah Harari) et à inventer peut-être comment mêler une gestion bottom up avec un cadre top down (?)

À ce stade, la question que je me pose est celle de la capacité du cerveau humain à un tel enjeu. C’est vers les neurosciences, leur interaction avec les nouvelles technologies, et la physique quantique que je voudrais me tourner. Mais combien même nous y trouverions des pistes, ne nous manquerait il pas l’essentiel : un but commun, un mythe collectif d’envergure, tourné vers le vivant, l’incertitude et le long terme ?

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