La difficulté qui apparait désormais comme évidente c'est le manque de conscience disciplinaire concernant la complexité et surtout de la nature systémique générale des interactions entre global et local

La difficulté qui apparait désormais comme évidente c’est le manque de conscience disciplinaire concernant la complexité et surtout de la nature systémique générale des interactions entre global et local. L’architecture et l’urbanisme ne doivent-ils pas pouvoir enseigner plus largement ces approches afin de changer les mentalités et de la forma mentis de la plupart des acteurs de la conception architecturale et urbaine? Les modes d’enseignements traditionnels de la modernité fondés sur la reproduction de modèles productiviste et réductionnistes peuvent-ils être mis à distance en faveur des enseignements écosystémiques?

Il me semble que cette remarque articule, outre une approche épistémologique, une autre manière de changement de paradigme, à l’instar de Thomas Kuhn. En effet la forma mentis des acteurs est surtout liée au court-termisme aussi bien des question et des solutions. Ces jours-ci nous avons eu un an de l’incendie de Notre Dame, qui nous avait si brusquement montré que d’autres formae mentis existaient auparavant avec des résultats encore aujourd’hui sans égal. Il me semble que la double focale à laquelle nous invitent ces deux catastrophes (culturelle et sanitaire) ne peut que donner une nouvelle force au concept du temps long. Mais comment ceci pourrait devenir un outil fondamental de la pratique quotidienne de nos métiers, face à des injonctions débiles de performance, d’ultra-rapidité et de concurrence?